Hier matin, après une brève hésitation entre tennis et kayak, nous avons décidé de sortir de notre zone de confort et d’aller pagayer un peu.
Direction le canal Lachine vers Atwater en vélo. [ Voir le plan du canal ici, nous étions entre l'écluse 3 et 4 ] 20 minutes plus tard, nous attendions devant H20 Aventures qu’un kayak de mer en tandem soit disponible.

Ensuite, entre 12h et 13h nous avons pagayé sur 4kilomètres environ, et admiré la vue depuis le canal. Non sans faire attention de rester loin des bateaux à moteur, et loin du bord aussi, surtout quand ils font des vagues. Avec le vent dans la figure, l’aller n’était pas évident, et avec le vent dans le dos mais de biais, le retour n’était pas plus simple. On arrêtait pas de dériver sur la gauche et comme c’est notre bras faible, c’était pas facile de ramener le kayak dans la bonne direction et de le maintenir droit. Nous avons quand même réussi à nous garer du premier coup et à sortir de là sans nous être retournées.

Une heure c’était peu, mais ça a suffit pour nous donner des petites courbatures au bras ainsi que la satisfaction d’avoir fait quelque chose qui nous faisait un peu peur au départ. :)

…ou comment avoir l’impression d’habiter chez son chat.

Je vais faire un article bref, vous comprendrez la plupart des choses grâce aux photos.
Nous sommes partis Samedi matin tôt – 7h – dans notre Dodge Grand Caravan 2010 noir, et sommes arrivés vers 15h à Tadoussac, après quelques pauses, et une longue route. Nous étions au gîte Le roupillon, que je recommande chaudement – calme, agréable et propriétaires accueillants et très gentils!
Le soir même, nous somme allés voir des ours noirs. Même si on a pas vu grand chose, on a appris beaucoup de choses sur les ours, et notamment quoi faire si on en croise un en forêt. :)

Le lendemain matin, c’était 3h de zodiac pour aller voir les baleines. Ça secoue pas mal mais ça vaut le détour. Quelques conseils pour éviter le mal de mer. Manger avant d’y aller, regarder la mer et respirer quand il y a des vagues et que ça tangue (surtout àa l’arrêt). Moi j’ai eu le mal de mer à un moment parce qu’on était immobiles et qu’on se faisait secouer par les vagues. Les autres conseils seraient de se couvrir comme en hiver, parce qu’il fait froid, surtout quand on se fait mouiller par les embruns et les grosses vagues.

Nous avons vu des petits rorquals, des grands, des phoques et surtout une baleine à bosses. Elle était en forme ce matin-là parce qu’on a vu sa queue quand elle a plongé et elle est ressortie en sautant ! :) C’était magique de voir ça et on a eu de la chance.
Un rorqual est passé pas bien loin de notre zodiac et on se rend bien compte que c’est énorme. Je n’ai pas fait de photos ce matin là. J’essayais de profiter au maximum. :)

On a fait un tour dans le Fjord après, là où l’eau salée rencontre l’eau douce, on a vu quelques bélugas et des phoques, mais surtout un paysage superbe avec les falaises et les sapins qui s’élevaient tout autour de nous. Notre guide était extrêmement gentille et ultra motivée. Elle conduisait bien qui plus est.

L’après-midi, certains on fait du shopping, d’autres ont dormis et chérie et moi sommes allées nous promener au bord de l’eau.
Hier, c’était le retour à Montréal avec un arrêt de deux heures à Québec. On est rentrés bien fatigués et moulus pour milles et une raisons !

Les photos :

Dernièrement je me suis lancée – en fait je n’en sors jamais vraiment je crois – dans la paperasse.

- Demande de renouvellement de passeport :
Avec le mien je ne pouvais pas aller au US.
Merci l’administration française, de France, qui a refusé de me le refaire, même avec une justification que j’allais habiter à moins d’une heure de la frontière US.

Début Août et après avoir pris mon rendez-vous fin Juin, je me suis rendue au consulat. J’ai du déposer mon téléphone avec appareil photo. Après quelques minutes d’attente et de retard, on m’a gentiment appelé et fait le nécessaire pour que mon passeport soit refait. J’ai même fait sourire la préposée au dossier parce que j’avais amené bien trop de documents qu’il n’en fallait !
Je vais aller chercher mon nouveau passeport dans la semaine, dès qu’il sera prêt. Détail drôle : il aura mon adresse Québécoise dessus ! (^^). J’en ai aussi profité pour m’inscrire au consulat en tant qu’expatriée et je vais pouvoir voter aux élections françaises !

- Inscription à l’université :
Choix de cours, carte étudiante, attestation d’inscription, inscription au centre sportif et à la bibliothèque et paiement des frais d’inscription.

- Renouvellement de mon Numéro d’Assurance Sociale grâce à mon permis de travail reçu la semaine dernière, qui me donnera le droit de travailler. :)

- Renouvellement de mon assurance d’expatriée :
Peut-être juste pour un mois dépendamment de comment je serais couverte avec l’assurance de l’université !

- Rassemblement des papiers pour la demande de résidence permanente. Dès que j’ai tout, direction le consulat – oui encore – pour faire certifier conforme mes photocopies et hop hop, on envoie le tout au Québec ! :)

comme-un-air-de-rentree

Le temps se couvre et les odeurs automnale arrivent. Quand je traverse l’UQAM ça sent le papier et le café – souvenir de 2009. Les devantures de magasins se remplissent d’agendas, de cartables et de fournitures. Le métro est de nouveau plein le matin.

Je ne sais pas vous, mais moi, chaque fin août-début septembre, je suis marquée par l’ambiance qui flotte tout autour de moi.

La rentrée des classes me procure toujours un sentiment étrange, assez paradoxal — entre excitation et tristesse — et surtout inexplicable. Je le ressentais même quand je n’étais nullement concernée par les études. Peut-être est-ce le fantôme de mes rentrées passées qui me tourne autour, ou le scintillement de certains regrets, qui sait.

Donc cette rentrée-ci ne déroge pas à la règle, cependant, elle a quelque chose d’encore plus particulier pour moi. C’est une boucle, le début de mon an 2, c’est comme le film de mon arrivée qui se déroule sous mes yeux.

J’ai l’impression de revivre mes moments fort de l’an passé. Je suis à mi-chemin entre le sourire et la mélancolie. Je me rappelle mes grands yeux d’enfants, mon parcours dans une ville inconnue, ces odeurs qui ne m’étaient pas encore familières.

Lorsque je vais quelque part en ce moment, je me souviens — émotionnellement la plupart du temps — sans savoir si cela m’est agréable ou pas.
Je me rends compte que ce qui est normal pour moi aujourd’hui, ne l’était pas il y a un an. Je me revois marcher dans les rues sans savoir ce que j’y trouverais. Je me rappelle la chaleur, les odeurs – qui sont souvent ce qui déclenche le souvenir-, le stress, l’inconnu, la solitude, la nouveauté et la joie.

Je me souviens de mon état d’esprit lors de mon départ et lors de mon arrivée. Je pense honnêtement que tout cela restera ancré en moi pour le restant de mes jours.

Je disais ne pas faire de bilan particulier sur mon année passée ici, mais je me trompais. Tous les jours ces temps-ci, je me rappelle le chemin parcouru, je prend conscience que ça fait un an que j’ai fais le grand saut et surtout je savoure le plaisir que je ressens de l’avoir fait.

Comme à la fin du chapitre 16 de L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle je dirais qu’on a toujours le choix, même si celui-ci est parfois douloureux. Je suis contente d’avoir choisi de partir malgré tout ce que ça implique comme séparation.
Je suis impatiente et curieuse de cette nouvelle rentrée, je la vois plus comme une spirale – différente, simplement au même moment – que comme une boucle qui se répète.

C’est tout de même étrange de se dire « Ah, l’an dernier c’était la première fois que… » et j’ai vraiment du mal à exprimer ce que je ressens. J’espère que ça va se tasser avec le temps :)

inscription-dess

Lundi soir, – quelle ironie ^^ , c’était le jour de ma fête québécoise – je me suis enfin inscrite à mes cours de DESS en édition et librairie :) A Sherbrooke ils disent diplôme de deuxième cycle mais comme c’est un DESS, je trouve ça plus clair de l’appeler ainsi.

Donc je suivrais 4 cours en automne, Mardi et Mercredi soir, 19h-22h et Jeudi 13h-16h et 19h-22h. Les horaires vont être un peu dur dur, surtout que je compte travailler aussi si possible, mais on a rien sans rien !
Parmi les cours que j’ai en automne, il y a droit de l’édition, édition du manuscrit, histoire du livre et de l’édition au Québec et organisation des entreprises du livre. Les deux premiers sont des options choisies par moi et les deux autres sont obligatoires.

La rentrée c’est la semaine du 31 Août et je risque de travailler à l’UQAM, vu que j’ai reçu mon permis de travail hors campus bien plus vite que je ne l’aurais pensé. Merci l’été et la baisse du travail ou mon coup de gueule par e-mail :)

Quelques photos de la parade de la fierté. Un aperçu en dessous et l’intégrale ici.
Merci à Chérie pour les photos.

la-fierte-gaie-2010

Samedi nous avons fait un tour dans le village pour la journée communautaire et on y a découvert pleins de groupes et/ou d’associations concernées par la cause homosexuelle ou bisexuelle ou encore par d’autres modes de vies alternatifs, des associations de sports, d’activités, de militantisme. Il y en avait pour tous et toutes, et tous les goûts ! Le tout dans une humeur festive qui faisait plaisir à voir.

Dimanche 15 Août, c’était la parade de clôture du festival de la fierté 2010, donc la Marche des fiertés.
Je sais que nombreux sont ceux qui n’aiment pas cette manifestation. Beaucoup la qualifie d’extravagante, d’inutile, de superficielle et lui attribue une image négative. D’autres n’en voient pas l’utilité parce que pour eux, dans plusieurs pays occidentaux (mais pas la France hein…) les homosexuels ont les même droits que les hétérosexuels. Certains détestent l’image et les clichés qu’elle véhicule…

Malgré tout ce que j’ai pu penser sur cette parade, aujourd’hui mon avis a changé et je suis heureuse qu’elle existe, que des festivités concernant cette minorité existent, que nous soyons visibles.
Oui, parce que l’homophobie est encore là, occident ou pas, dans les écoles, dans la rue, au travail, à l’église ! Oui, il y a encore des gens qui pensent qu’on devraient tuer ces gens-là ; ceux qui ont une case en moins parce qu’ils aiment quelqu’un de même sexe, veulent changer de sexe ou aime jouer sur l’ambiguïté garçon-fille.

Oui, il y a encore des homosexuel(le)s, transsexuel(le)s et des « marginaux » de la société qui se suicident parce qu’ils se croient seuls, isolés et ne voient aucune autre issue de secours que la mort pour mettre fin à leur mal-être. Oui, il y a encore des gens qui ne disent pas autour d’eux ce qu’ils sont vraiment, qui mentent sur leur vie privée, de peur d’être marginalisé, violenté, blessé.
Oui, il y a encore des homosexuel(le)s qui ont du mal à s’assumer et à faire la paix avec des années de honte et de silence. J’en fais partie.

Alors oui ce genre d’événement me fait me sentir moins seule, moins marginale, moins isolée. Oui, il y a d’autres gens comme moi, oui je suis normale, et oui il y a du monde qui se bat pour que les choses avancent.

Voir défiler des chars sur « s’assumer au travail », des entreprises montrer qu’elles sont fières d’être gaies, des associations qui sensibilisent sur l’homophobie dans les écoles, dans la religion et des homosexuels assumés envers et contre tous les problèmes que ça peut leur causer, oui ça fait du bien et ça rassure.
Voir des tas de gens gay-friendly nous soutenir, découvrir tout ces couples de même sexe – comme nous – enfin se montrer alors qu’à l’année longue on ne les voit pas, ça nous donne envie d’être nous et de nous assumer comme on est, dans un milieu gay ou pas, d’être nous aussi des modèles pour ceux qui se cherchent encore. Parce que oui, c’est possible d’être différent de nos parents ou de nos amis.

Aller à ce genre de festivals – que cela soit Divers/Cité ou Les célébrations de la fierté – fait du bien à mon estime et me remonte le moral. Je suis heureuse qu’ils soient là. Pour moi, ceux qui était comme moi il y a quelques années, et ceux qui ont besoin de soutien.

Alors à ceux qui disent qu’une parade comme celle-là ne sert à rien parce que quand on assume ce qu’on est, on a pas besoin de le crier sur les toits, je dirais juste qu’ils ignorent tout de ce que peut traverser un individu qui se découvre une sexualité différente de celle de tous ceux qui l’entoure.

Le jour où l’homophobie sera évincée et où être avec un garçon ou une fille n’importera plus, le jour où ce qui comptera sera être bien dans sa peau plutôt que paraitre bien aux yeux de la société qui nous entoure, alors là oui on pourra arrêter de défiler.

(Et croyez-moi, ce jour-là, je l’attends avec impatience… )

En attendant, heureusement qu’il y a des modèles fiers d’être ce qui sont qui se montre, pour rassurer les générations futures sur leur normalité et leur droit de vivre comme ils veulent vivre.

one-year

Il y a un an tout rond, je mettais les pied sur le sol canadien, au Québec, à Montréal !

Au moment où certains font un retour sur leur année à l’étranger, je regarde mon avenir dans ce qui est devenu mon chez moi de cœur.

Je dirais donc juste merci à tous ceux grâce à qui ce voyage ou cette sorte de deuxième naissance a pu se réaliser ainsi qu’à ceux qui ont contribué à ce que ça se poursuive.
Même si c’est souvent dur d’être expatriée et loin de ceux que l’ont aime inconditionnellement parce qu’ils font partie de nous, c’est malheureusement pour moi le prix à payer pour que je sois le « mieux » possible.

Il y a un an, je débarquais en terre inconnue avec mes deux bagages et mon petit courage, maintenant des bagages j’en ai trop !
Il y a un an, je ne voulais faire aucun pronostic sur mon avenir (et j’ai bien fait parce que j’aurais eu tort).
Il y a un an, je suis arrivée avec aucune attente particulière mais quelles qu’elles pu être, je les ai sûrement dépassées.

Voilà, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, je ne ferait pas d’article extrêmement long. Pas de résumé de mon année et pas de retour sur mes débuts ici, vous savez déjà ce que vous avez à savoir.

L’an 2 commence et avec lui la dernière année de ma résidence temporaire, si tout va bien. Parfois j’ai déjà hâte d’en être à l’an 3 !

La cohabitation entres les chattes change peu à peu. Je ne dirais par forcément que ça s’améliore beaucoup beaucoup, mais ça avance dans le bon sens.
Toffee est sortie de sa teigne, (enfin) et elle rentre plus souvent à la maison, moins craintivement depuis qu’on ne l’asperge plus de son traitement tous les quatre jours. Elle a même passé 2 demi-nuit à l’intérieur avec Chessy. (Non, elles n’ont pas dormi ensemble.) Quand Toffee était sur le lit, Chessy dormait quelque part par terre, et inversement.

Toffee a parfois des envies de gratouilles et a même ronronné quelques fois – miracle depuis qu’elle est là – mais sans plus, et uniquement quand elle veut.

Sinon elles se chicanent encore un peu, Toffee grogne et fait beaucoup de bruit quand elles jouent, mais peut-être que c’est juste une grande parleuse. Il n’y a rien de méchant contre Chessy en fait puisque des fois, c’est elle qui la cherche.

On a donc bon espoir pour cet hiver que tout se passe bien. :)
( Oui, j’ai une voix complétement idiote sur la vidéo, mais j’ai pas pu couper le son. Mes condoléances pour vos oreilles ! )


Les soeurs funambules from Heryasti on Vimeo.